BIENVENUE A ROUGNAC

Rougnac, terre d’accueil. Qui que vous soyez, voyageur du bout du monde, soyez le bienvenu en terre charentaise ou plutôt entre forêts et sources ! Vous êtes arrivé à 25 kilomètres au sud d’Angoulême, aux portes du Périgord et Rougnac vous offre son lot de richesses à découvrir. Rougnac, village doté de son restaurant-épicerie, est une commune bien vivante, qui s’anime le matin à l’ouverture de la poste et de l’école et réunit, dans un cadre résolument champêtre tous les attraits d’une sympathique et ravissante bourgade.

Petite commune de 420 habitants, voisine de Combiers, Charras et Grassac, Rougnac tire profit d’une surface boisée de quelque 2000 hectares. Au début du XXe siècle, comme en bien d’autres communes des alentours, la principale activité économique était encore la fabrication des cercles pour futailles à partir des châtaigniers. Rougnac est à ce titre un des derniers bastions français du métier et Yannick Glangetas y fabrique encore à la main des cercles qui consolident les fûts recevant le pineau et le cognac, mais aussi les grands vins de Bourgogne. Le cerclier, ou feuillardier, est avant tout un façonnier qui, pour obtenir ses cercles, tire de la forêt et du châtaignier la matière première vivante. Acteur de la chaîne de la mise en valeur des richesses naturelles, il contribue ainsi à celles des productions du vignoble charentais, mondialement connues. Le Cerclier est installé dans sa « loge », cabane recouverte de copeaux de bois où il sélectionne ses feuillards, les tiges de châtaigniers qu’il débarrasse des branchages superflus à l’aide de sa serpe puis qu’il fend, en contournant adroitement les nœuds du bois, en deux lames qui deviendront des cercles de tonneau, une fois aplanies et délignées à l’aide de la plane, et enfin mises en forme circulaire à l’aide d’une cintreuse.

 

Domaine du bois s’il en est, Rougnac est aussi un site où l’eau fraîche naît et coule en abondance. Les sources, discrètes voire secrètes, alimentent les fontaines où l’on venait autrefois remplir son seau, et les huit lavoirs sur la margelle desquels, au fil des siècles, se sont penchées des générations de lavandières conversant en lavant le linge familial.

 

Le château actuel du Repaire tire sa prestance de l’édifice médiéval, remanié au cours des temps depuis sa construction au XIème siècle. Hélie Arnaud en fut le propriétaire en 1238, sous le règne de Louis IX. Les Galard de Béarn, dont on retrouve le blason dans la crypte de l’église du village, furent les derniers seigneurs qu’il hébergea. De nos jours, cet édifice de fière allure est la résidence de la famille Moura qui, tout en veillant à lui conserver son authenticité, y a aménagé des appartements confortables et de caractère.

L’Église Saint Pierre, dont la présence est signalée aux archives depuis le VIIIème siècle, fut reconstruite au XIIème et régulièrement transformée au gré des vicissitudes de l’histoire. La crypte, que l’église recouvre de toute sa longueur, est la plus vaste du département de la Charente et recèle l’histoire d’une intimité de dévotions longue de plus de 900 ans.

 

 

Rougnac tire aussi son identité du vécu de son Château de Montchoix. Propriété, au siècle dernier, de la famille Durantière, il fut par la suite converti en préventorium dans les années 50 et, plus récemment, en un centre de convalescence où les patients retrouvaient le chemin de l’autonomie en déambulant paisiblement dans sa cour agréablement ombragée. Ce charmant logis est désormais entré dans le giron privé. Choyé par ses nouveaux propriétaires, il garde sa splendeur d’antan.