Les Lavoirs

Rougnac est un joli village qui ne manque pas d’attrait, attaché à son petit patrimoine ; entre autres, ses lavoirs. Sur de nombreuses sources, bien disséminés dans la commune, ils sont à restaurer ou à entretenir de façon pérenne.

Un peu d’histoire :

En 1820, une ordonnance du Parlement rend obligatoire l’installation de lavoirs dans les villes et villages. Dès 1833 apparaissent l’urgence et l’utilité de lavoirs publics.

Rappelons que la fontaine est une source d’eau vive qui jaillit du sol naturellement ou artificiellement, et que la source est un lieu d’émergence à la surface du sol de l’eau emmagasinée dans une nappe aquifère souterraine.

Huit lavoirs en cours d’embellissement, à découvrir, un vrai jeu de pistes !

• Le lavoir du Bourg
Une source l’alimente mais comme sur tout le territoire communal, l’eau n’est plus potable. Le bassin est de forme rectangulaire comme la plupart des suivants. Il possède quatre margelles, est entouré d’un pavage. En fond de talus, un mur le borde. Une pierre carrée se situe à proximité, sorte de petit banc. Sa rénovation est récente et il mérite que l’on s’y attarde.

• Le lavoir du Buguet
Une fontaine l’alimente. Son eau pure fut une des dernières à être consommée couramment. Rectangulaire, deux margelles rainurées, il est à l’écart de la sortie du bourg avec vue imprenable sur le château du Repaire.

• Le lavoir du Texier
Il est situé dans un à-pic de colline en venant de Dignac, à droite, juste avant le premier grand virage descendant au bourg. Une source l’alimente, Posé sur un terre-plein, rectangulaire, trois margelles rainurées, il est surtout connu des animaux de la forêt toute proche.

• Le lavoir de Montaurand
Anciennement fontaine, un léger filet d’eau le maintient en vie, coulant par un côté. Il se trouve à 150 m en face de la pancarte du lieu-dit, à droite dans un espace dégagé en forêt de Montchoix. Les lavandières aimaient s’y retrouver pour frotter le linge sur les grandes pierres encore bien aménagées. Le fond et les margelles sont d’époque, en pierres très anciennes.

• Le lavoir de l’Emerie
Une source canalisée nourrit ce grand bassin rectangulaire généreux en débit. Il se niche dans la végétation à 50 mètres du village situé en contrebas. Il reste, même en mauvais état, les pierres à laver à conserver dans leur cadre ainsi que quatre margelles dont deux rainurées. Il fut aussi source d’inspiration pour un poète local.

• Le lavoir du Clédou 
Il fut communal, maintenant privé. Il garde cependant son charme d’antan. Il se situe à  200 m sur la droite d’une route goudronnée. Un grand bassin rectangulaire, cimenté tout autour, habillé de quatre margelles rainurées et inclinées, s’offre à la luminosité de ce bel endroit. Une grande fontaine taillée dans un roc et une pierre à laver complètent cet aménagement entretenu.

• Le lavoir de la Martinie
Au bout d’un petit chemin dans le hameau, une fontaine en pierre, en partie recouverte d’une voûte, alimente le bassin rectangulaire. Il est bordé par quatre margelles inclinées, cimentées, dont deux sont rainurées.

• Le lavoir de la Pouyade
Une fontaine l’alimente. Il se situe en direction de La Rochebeaucourt, après le carrefour La Martinie-La Pouyade, non loin de la route, en haut d’un sentier d’une dizaine de mètres. Ici, c’est un bassin carré et profond avec trois margelles cimentées et rainurées. Son pourtour est cimenté.

A nous de préserver ces vestiges de petits monuments, témoins du dur labeur des lavandières de notre village.